Séparer la mise en forme du contenu peut paraître coûteux de prime abord, si l’on se réfère à la pratique traditionnelle d’édition des documents grâce à laquelle un auteur crée aussi bien le contenu que la mise en forme d’un document. Il y a une part de réalisme dans cette affirmation. Cependant, quand un type de document donne lieu à l’édition de nombreux documents, par exemple quand une facture est éditée des centaines de fois, la productivité est plus forte avec la mise en forme automatique des documents. La fréquence des mises à jour, lorsqu’elle s’accroît, milite aussi en faveur de la publication automatisée.
De plus, lorsqu’il s’agit de publication électronique, notamment sur un serveur Web, les compétences nécessaires s’accroissent, justifiant la séparation de la mise en forme avec le contenu. Enfin, si le document doit être publié sous de multiples formats et canaux de distribution, alors la séparation de la mise en forme du contenu devient fondamentale si les documents doivent être maintenus (voir sections 1.4 « Gestion de site web » et 1.5 « Portail informatif »).
Nous allons voir dans cette section comment permettre la publication automatisée de documents, comme c’est le cas particulièrement dans les systèmes de gestion de site web. La publication d’un document est possible grâce à un fichier dit de transformation qui assure et contient le code de trois opérations : la sélection de composants documentaires, l’ajout de comportement et l’application de styles. Pour bien comprendre ce mécanisme, on peut rajouter qu’un fichier de transformation est associé de manière unique à un type de document et à un format de publication.
Nous donnons en annexe 7 deux exemples de fichiers de transformation issus d’applications de gestion de contenu.


