De ce qui vient d’être dit précédemment à propos des modèles d’informations (composition des documents, réutilisation) découle la nécessité de pouvoir lier les composants entre eux. Un document est toujours un assemblage de composants sous la forme d’un maillage et que l’on peut représenter comme un arbre. Chaque composant est relié aux autres par un lien dans cet assemblage : c’est la référence qui joue le rôle de lien. Une référence peut être aussi un pointeur explicite contenu dans le contenu lui-même. Le lien hypertexte en est la meilleure illustration.
La référence est interne quand il s’agit d’un lien d’un composant pointant vers un autre composant du même document. Elle est externe quand le document contient un lien qui pointe vers un composant d’un autre document.
Lorsqu’un document est modifié, déplacé ou détruit, les liens qui pointent vers lui doivent être mis à jour en conséquence. S’agissant d’une modification générant une nouvelle version du document, les pointeurs doivent permettre de résoudre si le lien pointe vers la nouvelle version ou s’il pointe définitivement vers la version ancienne.
L’alternative est d’affecter au composant documentaire et à sa version, un identifiant unique, invariable et persistant, indépendant de son emplacement.
Les systèmes de gestion de contenu doivent donc proposer des mécanismes pour gérer ces références et leur maintenance. Le système le plus courant est bien d’affecter un identifiant unique à chaque document et ses fragments. La gestion des liens internes et externes, mais concernant seulement des documents gérés par la même application de gestion de contenu, est possible. Cependant, lorsqu’il s’agit de lien vers des documents gérés dans des systèmes externes (typiquement des documents disponibles sur Internet mais édités par d’autres organisations), la persistance n’est plus garantie.
Le W3C (World Wide Web Consortium) et l’IETF (Internet Engineering Task Force) propose une solution à cette problématique avec la spécification des URI [34] [35] (Uniform Resource Identifier) et des espaces de noms (name spaces) dans la gestion des documents XML. De même, les propositions de normes XLink, XPath et XQuery du W3C donnent une idée de la manière dont les documents peuvent être pointés, atteints, trouvés et recomposés grâce à la structuration des documents et l’URI.


