Comme on l’a dit dans le chapitre précédent sur le modèle conceptuel de contenu, la DTD peut être assimilée au modèle logique de données d’un type de document. On peut imaginer d’ailleurs d’automatiser la transformation du modèle conceptuel en modèle logique conforme au standard DTD ou au standard du schéma XML. Ces normes font partie du langage XML défini par le World Wide Web Consortium (W3C). En fait, XML est très approprié pour donner corps aux concepts de la gestion de contenu, c’est pourquoi, dans ce rapport, chaque concept sera appuyé par une norme ou un langage relatif au langage XML. Toutefois, d’autres langages ou systèmes (par exemple HotDoc, Open Object, Embedding (OOE), Object Linking and Embedding (OLE), OpenDoc [32] ou encore ODMA – Open Document Management API11) peuvent bien sûr être utilisés pour définir et gérer un modèle de document. Ils sont cependant moins simples et moins inter opérables que XML.
La DTD accompagne chaque document XML. La DTD (ou le schéma XML) va permettre de définir la structure d’un type de document. La différence majeure que l’on trouve entre une DTD et un schéma XML concerne la possibilité de typer les données que contiennent les éléments XML d’un document. Un schéma XML va permettre de mieux contraindre (ou typer) les données que peuvent contenir les documents qu’une DTD.
L’objectif principal de la DTD est de préciser quels sont les éléments et attributs d’éléments pouvant apparaître dans un document conforme à cette DTD.
On présente en annexe 2 la DTD du QCM et son schéma XML correspondant ainsi qu’une ébauche de la DTD du contrat.
Définir le modèle de document permet par la suite de générer un gabarit, appelé aussi template, de document. Ce template peut être par exemple un formulaire informatique de saisie du document. Ce formulaire peut intégrer tous les contrôles de cohérence et d’intégrité désirés. Chaque fois qu’un utilisateur veut créer ou mettre à jour un document d’un certain type, il va le saisir dans ce formulaire pré-établi en ne se concentrant donc que sur le contenu en faisant totalement abstraction de la forme. Une autre illustration des templates est le fichier de modèle de document de type MS Word dont l’extension est « .dot ». Certains programmes permettent de générer des templates de documents (par exemple des formulaires html) à partir de fichier DTD ou de fichier « XML Schema ». Ces formulaires sont plus ou moins élaborés, plus ou moins ergonomiques en fonction de l’application d’édition de document.
11 Open Document Management API Specification / Version 2.0 / DMWare – AIIM Enterprise Content Management Association
(http://www.aiim.org/) / September 19, 1997 / HTML Edition 2.0-2 Updated 2002-10-31 /
http://www.infonuovo.com/odma/downloads/odma2095.doc


