La méthode consiste dans un premier temps à récupérer les informations de l’éditeur de logiciel de gestion de contenu et à les enregistrer. Cet enregistrement des fonctionnalités déclarées des logiciels permet de voir quels sont les sous-domaines fonctionnels couverts par le logiciel. Dans un deuxième temps, les sous-domaines fonctionnels déterminés comme couverts sont comparés à ceux nécessaires aux applications d’un domaine de la gestion de contenu (c’est à dire GED, CMS, WCM et EIP).
1. Ces informations se trouvent classiquement dans les brochures commerciales présentant les produits. Dans ce cas, les informations sont souvent succinctes. Cependant, très souvent, on trouve plus d’informations sur les produits dans des livres blancs qui abordent de manière plus développée les avantages et les inconvénients d’un produit. Ce sont souvent des prés entations techniques. Dans d’autres cas, les documents sont plus explicites et portent le titre de « caractéristiques (« features ») du logiciel » ou encore mentionnent le terme « fonctionnalités » dans leur titre.
Tout document permettant d’obtenir une description du logiciel de CMS est utile afin d’en découvrir les fonctionnalités. Si le logiciel fait l’objet d’une attention plus précise, d’autres informations doivent être récupérées afin des les recouper. Il est alors nécessaire de fouiller le site web du produit logiciel, voir de prendre contact avec des représentants de l’éditeur.
A chaque fois qu’une fonctionnalité est déclarée comme étant mise en oeuvre par le logiciel, il s’agit de l’enregistrer dans un tableau récapitulatif. Ce tableau récapitulatif peut être repris dans un tableau comparatif lorsque plusieurs logiciels sont étudiés, comme cela a été le cas lors de l’étude. Les fonctionnalités à renseigner sont celles qui ont été mentionnées dans la section 1.1.3.
Il y a une certaine difficulté à faire ce travail, lorsque l’éditeur logiciel propose plusieurs produits de gestion de contenu ; en fait, un produit relatif à un ou deux domaines de la gestion de contenu. Ces logiciels sont souvent prévus pour pouvoir être intégrés ensemble et présentent alors des caractéristiques supplémentaires. La solution consiste à ne traiter les informations ne concernant le logiciel que lorsqu’il est mis en oeuvre séparément. L’intégration de deux logiciels d’un même constructeur doit être considérée comme un produit spécifique et à analyser à part entière.
2. Le classement est ensuite une opération triviale. Il consiste simplement à se référer au Tableau 1 : Fonctionnalités principales des domaines de la gestion de contenu » et voir s’il s’agit d’une application de GED, de CMS, de WCM ou de EIP, ou bien encore d’une combinaison de ces applications, ceci sur la base des sous-domaines fonctionnels enregistrés comme traités par le logiciel..
Voyons quelques exemples pour illustrer la méthode de classification que nous avons retenue.


