Il est nécessaire d’étudier les fonctionnalités des systèmes de gestion de contenu proposés par les éditeurs de logiciel afin de pouvoir les comparer et les choisir, ainsi que pour pouvoir juger de l’adéquation entre l’offre fonctionnelle du logiciel et les besoins des utilisateurs, exprimés notamment dans les cahiers des charges et les offres de marché. En effet, la grande majorité des éditeurs de logiciels disent que leur produit fait de la gestion de contenu. Il faut savoir en fait quelle est réellement l’application de gestion de contenu en question.
Cependant, le choix pour retenir un logiciel de gestion de contenu n’est pas uniquement basé sur ces considérations. L’architecture logicielle est un élément majeur qui détermine la sélection d’un système ou d’un autre. Il faut en effet que la compatibilité ou l’intégration du CMS soit nativement la plus grande possible avec l’architecture existante du système d’information de l’organisation utilisatrice.
Par exemple, Microsoft dispose de fait d’un avantage sur ses concurrents par le simple fait que de nombreuses organisations sont aujourd’hui équipées des systèmes d’exploitation Windows , ou encore de la suite bureautique Office qui s’intègre très facilement avec SharePoint Portal Server. Inversement, une entreprise équipée avec le système d’exploitation Unix se détournera dès le début de ce logiciel qui n’a pas de version compatible avec ce système d’exploitation.
Dans de nombreux cas, il faudra envisager des développements informatiques complémentaires pour adapter le logiciel au besoin de l’entreprise car une couverture totale des besoins fonctionnels d’un utilisateur est très rare, notamment en terme d’intégration au système d’information. Le langage de développement fourni avec les API de l’éditeur est déterminant de la même manière. On pourra par exemple préférer un logiciel moins riche initialement, mais dont le langage de développement informatique fait partie des compétences que la société peut fournir.
Enfin, autre élément non négligeable, voire le plus important, le coût d’un logiciel et de son infrastructure, fait peser la balance dans un sens ou l’autre dans de nombreux cas pour retenir définitivement un logiciel de CMS.
Parmi les 14 76 logiciels soumis, lors de notre étude, à l’analyse fonctionnelle que nous venons de décrire dans cette section, trois ont été retenus : Interwoven pour sa couverture fonctionnelle presque complète, Microsoft SharePoint pour sa popularité et son coût abordable et SPIP car il s’agit d’un logiciel gratuit à l’acquisition.
Ces trois logiciels ont été mis en oeuvre dans l’élaboration d’un prototype afin de juger de la possibilité de les inclure dans une offre de service et afin de contrôler le bon fonctionnement des fonctionnalités déclarées grâce à une évaluation détaillée. Ce sont ces derniers éléments qui font l’objet de la deuxième et dernière section de cette partie B du rapport. Cette démarche d’évaluation détaillée est aussi certainement positive lorsqu’il s’agit, pour un utilisateur, de choisir définitivement un logiciel dans une « short list » issue de la présélection que nous venons de décrire.
76 Broadvision One to One Suite, Documentum 4i eBusiness Plateform, IBM Content Manager Server - V8, IBM Information
Enterprise Portal, InstraNet, Interwoven - ECM, Microsoft Content Management Server, Microsoft Share Point Portal Server,
Ovidentia, Postnuke, SPIP, Stellent Content Manager, Stellent Content Publisher, Tridion, Vignette - V6 Content Suite, Xoops
V1.3.8, Zope - Content Management Framework.


