Editer des documents consiste principalement à écrire. L’édition de documents sous forme de composant documentaire structurée consiste ainsi à utiliser une application de traitement de texte. A la différence importante que l’on n’y trouvera plus de commande de mise en forme graphique, les données étant séparées de la présentation 28. On y trouvera par contre les autres fonctionnalités que
nous ne développerons pas mais dont on peut citer l’exemple de la correction orthographique.
Cependant, pour que le document soit conforme à son modèle (template), il faut déjà qu’une application d’édition 29 compatible avec un système de collecte puisse à tout moment contrôler la validité des données saisies avec la définition des éléments du modèle. C’est la première condition. Si l’on se réfère à l’architecture XML de gestion de contenu, il faut que l’éditeur de document puisse valider le document par rapport à sa DTD (Document Type Definition) ou son schéma XML pour le valider. S’il s’agit d’un modèle précisant le type de données que contient un élément, le type de donnée de l’élément doit donc être contrôlé après la saisie. Une des premières fonctions qui doit être disponible au lancement d’un éditeur doit donc être aussi le choix du modèle à utiliser avec le nouveau document.
Une valorisation intéressante d’ailleurs d’une DTD (ou mieux d’un schéma XML) est de l’utiliser pour générer automatiquement à l’aide d’un programme ad hoc un template (gabarit, modèle) de saisie de document conforme. Ce gabarit se présentera sous la forme d’un formulaire où chaque champ est constitué par un élément (composant documentaire) du document composite.
Une fonctionnalité intéressante d’un éditeur de document est son aptitude à modifier le formulaire en fonction des caractéristiques propres d’un document qui ne sont pas définies dans le modèle. Il s’agit en particulier des éléments optionnels ou définis comme pouvant être multiples, en ne présupposant pas à l’avance le nombre. Pour le cas des QCM (Questionnaires à Choix Multiples), on ne présuppose pas du nombre de question d’une section d’un QCM, ni du nombre de réponses par question. C’est l’auteur au moment de la rédaction, et en fonction des spécifications dont il dispose, qui va fixer ces critères et donc la forme du gabarit. De même, si l’on se réfère au modèle des QCM (annexe 2.1 Exemple de DTD du QCM (QCM.dtd)), on doit pouvoir choisir en début de création s’il est nécessaire de disposer des champs concernant la grille d’évaluation. La création d’un document commence donc parfois par des précisions sur le type de document à créer.
Mais là où réside la puissance d’une application d’édition intégrée à un CMS, c’est dans la synchronisation de la saisie des données d’un composant documentaire avec le système d’information de l’entreprise et en général une ou plusieurs bases de données.
28 A l’exception éventuelle des listes à puces et des tableaux lorsque le composant documentaire le permet.
29 Nous utiliserons aussi le terme d’éditeur de document


