L’enregistrement et le stockage peuvent être délégués au système de collecte, c’est pourquoi ils sont traités dans cette section 3.1, ou idéalement au système de gestion de contenu (voir section 1.7 « Conclusion : système de collecte / système de gestion de contenu / système de publication » ). Cela dépend de l’architecture du logiciel ou du CMS mis en oeuvre.
L’enregistrement et le stockage des documents avec leurs méta données est un sujet à part entière. C’est pour cela que nous y dédions un chapitre alors que nous ne le développerons pas. Il prend pourtant toute son importance avec la norme de GED NF Z 42-013 et ISO 15489-1 (voir section 1.3 « Gestion documentaire (référentiel d’entreprise) » page 10) qui garantit entre autre le stockage afin de pouvoir restituer le document à des fins de preuve légale.
Toutefois, mentionnons les trois systèmes de stockage possibles : en fichiers à plat, en fichiers de tout format sur un système de gestion de fichier et enfin en système de gestion de bases de données.
Les fichiers, quand il s’agit de texte, peuvent être stockés sous forme de fichier plat, c’est à dire sous forme de fichier texte. XML, avec RDF, fournit la structure nécessaire pour représenter et stocker à plat les documents textes. Les autres formats de fichiers, et notamment les courriers électroniques (emails), peuvent être stockés aussi sur tout système de gestion de fichier et notamment les systèmes de fichiers virtuels ou Internet (Internet File System et Virtual File System). Mentionnons WebDAV 35 (Web Distributing, Authoring and Versioning) comme protocole à vocation normative pour gérer les fichiers de manières distribuées tout en fournissant des fonctionnalités pour contrôler l’accès des fichiers (tous les systèmes de fichiers le propose) et le versioning. Enfin, les composants documentaires et leurs méta données peuvent être stockés intégralement dans une base de données.
Signalons ici qu’une combinaison des trois systèmes peut être mise en oeuvre.
Cependant, les SGBD et leurs extensions sont mieux à même de gérer l’intégralité du référentiel d’une application de gestion de contenu (voir chapitres 1.7 « Conclusion : système de collecte / système de gestion de contenu / système de publication » (avant dernier paragraphe) et 3.2.2 « Référentiel »). Ceci est dit en sachant que la structure des documents XML peut avoir une correspondance intégrale avec un schéma de base de données (cf. « mapping »). Mais ces considérations qui concernent plus l’architecture logicielle d’un CMS, voire son architecture physique, sont hors du propos de ce présent ouvrage.
L’enregistrement des versions des documents doit répondre à une politique de gestion des versions, ou encore obéir à des règles d’attribution des versions. C’est aussi un sujet à part entière que nous n’abordons pas ici mais que nous mentionnons afin qu’il ne soit pas négligé dans un projet de CMS. Les logiciels CMS intègrent souvent une politique de gestion des versions, sans qu’elle soit
paramétrable.
Le format d’enregistrement et de stockage des données n’est pas neutre sur les capacités du système à constituer un référentiel (cf. section 3.2.2) et à échanger des données, ce qui est le sujet de notre prochain chapitre.
35 - HTTP Extensions for Distributed Authoring - WebDAV RFC2518 bis / Internet-Draft revision 4, July 1, 2003 / L. Dusseault -
Xythos, J. Crawford – IBM / IETF - Internet Engineering Task Force. / http://www.ietf.org/rfc/rfc2518.txt?number=2518 pour la
première version.
- IETF WEBDAV Working Group / http://www.ics.uci.edu/~ejw/authoring/ / Jim Whitehead <[email protected]> / Department of
Information and Computer Science / University of California, Irvine / Last modified: 03 July 2003


